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Publié le 22/11/2009 à 00:43
Humeur : Au secours !
Le jugement rendu à Toulouse dans l'affaire AZF aura au moins le mérite de servir de cas d'école, que de nombreux étudiants pourront utiliser pour démonter le système judiciaire français.
Il montre à l'évidence que certaines qualités sont incompatibles avec la profession d'avocat, comme par exemple la franchise. Je croyais, après avoir lu le "serment" que prête l'avocat, que celui-ci s'interdisait de mentir pour le compte de son client, un tel procès prouve le contraire, car la seule impossibilité de cette affaire était la transparence du groupe TOTAL, et bien, le public se trompe, c'est une société transparente, comme toutes les sociétés du CAC 40. L'usage des comptes offshore est un modèle de transparence, et le recours obligé aux avocats et autres juristes est un moyen de traduire la pensée du citoyen ordinaire en langage conforme à la méthode de pensée de nos juristes. Il est bien évident que le citoyen ordinaire n'a pas à chercher à comprendre, sinon il se réapproprierait rapidement les outils qui font qu'il reste écarté des "affaires". Quand les fonds publics collectés tant par les banques de dépôt que par l'Etat servent à spéculer, c'est-à-dire à ne rien créer, il est bien évident que seul le chomage aura de l'avenir. Le débat sur la taxe professionnelle a au moins le mérite de rappeler que les services publics vivent d'une partie de la valeur ajoutée par l'activité des résidents sur le territoire français, je ne crois pas que les heures et les journées passées à faire disparaître les questions ouvertes par la catastrophe de Toulouse ouvrent des perspectives d'avenir. Et donc tout ce qui a le même type de comportement ne vaut pas mieux. L'avocat n'est pas le seul à être en porte-à-faux dans cette situation, puisqu'à la demande de l'exécutif, le Parquet peut faire la même chose, sans que cela ne paraisse choquant, et de même pour tous les autres acteurs du monde du droit, dans l'intérêt "supérieur" du "secret défense". Que de clarté !!!! Dans les affaires, "le gagnant a toujours raison", disent les anglo-saxons, est-ce bien raisonnable? Car dans nos campagnes, il est plutôt d'usage de mal considérer les arrivistes, c'est vrai, tant qu'elles existent !!! Nous espérons toujours que le comble du ridicule a été atteint, mais ce sera encore pour la prochaine fois !!!
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Publié le 15/11/2009 à 22:37
Humeur : En colère
Pourquoi se bat-on contre les erreurs judiciaires?
Notre combat est d'abord celui de victimes, dont il est de bon ton de se demander pourquoi elles osent mettre en cause un des soit-disant piliers de la démocratie, les juges. Il est bon de rappeler que c'est le droit à la justice qui est le pilier de la démocratie. Le juge en est l'instrument humain, donc sujet à l'erreur. Débattre de l'erreur est exceptionnel. C'est ainsi que l'Académie des Sciences Morales en a débattu en 2006, le précédent exposé datant de 1884, si j'ai bien lu!!!! Le débat porte sur l'erreur ayant abouti à l'emprisonnement, qui est quand même considéré comme une erreur digne d'être réparée, mais pour le reste: les erreurs en tout genre de tous les auxiliaires de justice, greffiers, avocats, huissiers, notaires, ... il n'en est même pas question. Parceque réparer les erreurs coûterait trop cher au contribuable que nous sommes, dont on nous explique doctement qu'il faut éviter de le faire payer exagérément. Mais je crois qu'il faudrait surtout évoquer les erreurs "volontaires", qui permettent d'utiliser l'autorité attachée à une fonction, pour déclencher comme les dominos une catastrophe en cascade que rien ne peut plus arrêter. Parceque le mythe de la toute puissance de l'autorité est tel que la "résistance à l'oppression", inscrite dans les principes de notre république a seulement pour conséquence de vous faire condamner lorsque vous osez l'invoquer pour votre défense. L'erreur administrative, judiciaire, est plus que souvent liée à l'assimilation de l'autorité à celui qui l'exerce, qui l'utilise à sa convenance, et dans son propre intérêt. La meilleure preuve : la déclaration de notre Ministre de la Justice qui déclare qu'il est impensable que l'exécutif renonce à donner des directives aux procureurs. La boucle se referme, ceux qui utilise les prérogatives de la puissance publique ne veulent pas que l'aspect humain apparaisse, la justice doit sembler mise en oeuvre par inspiration supérieure ? Et les victimes alors ? Les Associations d'Aide aux Victimes ont été crées pour canaliser le problème, directement gérées par les procureurs, pour éviter tout souci, pouvons-nous nous en contenter, nous tous qui avons été spoliés, quelle qu'en soit la méthode, et à qui, en plus, il est demandé de ne pas faire de vagues. Les cellules mises en place pour soutenir les victimes ne sont pas accessibles aux victimes des soucis judiciaires, car ces affaires ne peuvent seulement qu'avoir été imaginées, puisque l'exécutif, qui ne peut pas se tromper en nie l'existence. Cherchez l'"erreur" Publié le 02/11/2009 à 22:55
Humeur : Rebelle
Du rêve et de l'équité;
L'Équité est du monde de l'utopie. Pourquoi un mot qui devrait être à la base de notre équilibre social, puisqu'il est l'un des ressorts de la Fraternité, inscrite à nos frontons, est-il presque tombé en désuétude? L'Égalité parle à tout le monde: un citoyen, une voix (le terme de citoyen est déjà une restriction!) sur un territoire donné, dans un État de droit respectueux des Droits de l'Homme. Ceci vaut pour les organismes exécutifs élus. L'autre face de l'Égalité passe par la manière de conjuguer la Liberté et la Fraternité. Les idées qui ne se traduisent pas par des actes n'existent pas, et tous les politiciens le savent, qui promettent beaucoup pour faire bien peu, en cachant bien plus. Dans le mot équité, il y a équilibre, justice, paix, médiation, il y a donc des combats de tous les jours contre tout ce qui est réducteur des droits et devoirs de chacun. L'habitude de remplacer le "je vous aide" par le "je vous représente" débouche sur un déplacement des intérêts réels. Celui qui "représente" n'a pas les mêmes besoins, les mêmes codes, les mêmes règles, ni la même norme sociale. Lorsqu'il devient obligatoire, il déplace les problèmes pour qu'ils deviennent sa sphère, son monde, et qu'importe le monde réél, il peut mourir, du moment que la vie continue pour les "représentants obligatoires". Or, cette situation est celle de notre monde judiciaire qui est déconnecté de la réalité, parasité par de multiples représentations, et lié au monde politique depuis qu'un État français existe, donc, disons Charlemagne. Ce n'est pas d'hier, et nous y reviendrons afin de faire des propositions de meilleure adaptation de notre démocratie à la vie des citoyens européens. Pour le moment, ouvrons déjà un débat sur l'intérêt de l'équité. Est-elle en mesure d'améliorer un bilan social que nos élus prétendent positif. Il me semble que l'arbre cache la forêt, et que des calculs simples permettraient de mettre en évidence les mauvais choix permanents de notre système, tous cadres confondus. Les théories économiques sont bizarrement en panne lorsqu'il s'agit d'analyser les bases des théories économiques, de la même manière que lorsqu'il faut analyser les ressorts de la corruption, de la spéculation, et consorts. Je me contenterai pour conclure de renvoyer au sens courant du mot inique, lui bien connu et bien parlant. Publié le 24/10/2009 à 20:20
Humeur : Ironique
De plus en plus de médias se consacrent aux problèmes des inégalités criantes, des injustices à peine voilées, des tolérances plus que corruptrices, des passe-droits inadmissibles, ..., et se mettent à débattre de la désobéissance civile ou civique, qui serait importée d'autres sensibilités intellectuelles et politiques. Les exemples types fournis sont Gandhi, ou Martin Luther King.
Nous semblons oublier plusieurs fondements à ces comportements de refus: Quand l'esclavage est la norme, celui qui refuse d'être esclave s'oppose à la société, celui qui dénonce l'esclavage est porteur d'une demande de réforme, il prend donc le risque d'être poursuivi comme fauteur de troubles. La République Française a une particularité, qu'elle n'est pas seule à porter, elle est une république sociale, ce qui veut donc dire qu'elle suit un certain nombre de principes inscrits dans le préambule de sa constitution, et dans sa constitution elle-même. Ces principes sont de plus en plus malmenés par un pouvoir politique aux mains de financiers aux appétits de moins en moins contrôlés. Dans notre république, le bouclier fiscal, par exemple, atteinte à la fraternité et à la solidarité ne peut pas être constitutionnel, sauf à se préter à des contorsions que même les jésuites hésitent à admettre. Cela résulte du mode même de nomination de nos soit-disants "Sages", qui servent surtout à légitimer le pouvoir en place. l'une des conséquences directes est l'augmentation des poursuites pour "outrage à l'autorité", et l'inexistence des poursuites pour"abus d'autorité". Une telle situation, qui prend le présent pour le passé et l'avenir, montre surtout l'absence de vision à long terme de tous les dirigeants politiques en place. Et la désobéissance, que devient-elle dans ce bourbier ? Elle devient un mode de preuve de l'honnêteté intellectuelle et morale ; en effet, celui qui refuse la corruption, surtout lorsqu'il y est directement confronté, celui qui refuse des avantages peut-être habituels, mais indus, qui vit sans rechercher des justifications sécuritaires, en un mot Monsieur "Tout le Monde", est un dangereux opposant qui désobéit aux Autorités qui s'octroient des avantages. Cotoyer ou être coopté par "le système" est trés dangereux, car il vous inclut immédiatement dans ce monde d'avantages indus qu'il est difficile de refuser et de nier. La désobéissance, objet de philosophie, tant qu'elle est un moyen de créer un autre monde de droits pour l'humanité, devient beaucoup plus lourde à porter au quotidien, lorsqu'il s'agit de défendre des droits existants, que l'égoïsme naturel de certains tend à faire reculer. Combien de défenseur des droits sont insupportables au quotidien, chacun à son exemple ! La Désobéissance est un exercice difficile, dont la justification a posteriori nécessite du courage et surtout une humilité sans faille, c'est un risque permanent pour le citoyen et pour son entourage. Désobéir est donc totalement lié au contexte, à la culture, à la morale, et ses interprétations sont multiples, la désobéissance est toujours liée à la cause qu'elle défend, et c'est cette cause qui en fait la grandeur ou l'erreur. Car toutes les désobéissances ne servent pas de vrais causes, celui qui se justifie par la défense de notre République doit être irréprochable et bien savoir se définir parmi toutes les justifications qui peuvent être invoquées. Publié le 18/10/2009 à 20:05
Humeur : Maussade
Le ministre a décidé de créer de nouveaux fichiers, alors qu'il ne donne pas la liste de ceux déjà existants. Donc la pagaille ne va que s'accroître encore, puisque les données vont créer de nouveaux rapports et générer de nouvelles heures de saisies dans les services, sans compter la complexité des personnes habilitées à accéder aux bases de données en question.
Comme d'habitude, rien sur les conséquences dans les enquêtes judiciaires, ce qui confirme bien que le pouvoir judiciaire n'existe pas, puisque la seule chose qui le concerne en ce moment est le nouveau renforcement du secret-défense, au nom de la protection de la population. Les citoyens qui composent la population ne sont pas égaux devant l'administration, pourtant ils sont la population. Comme il est difficile de nier le poids de l'administration dans l'organisation sociale de la France, force est de constater que les principes des droits de l'Homme n'ont pas été pris en compte dans les décisions ministérielles. Si nous rajoutons à cette analyse que les problèmes d'évasion fiscale, de ventes d'armes, de corruptions, de trafics échappent à toute investigation citoyenne, que reste-t-il à ceux qui défendent les droits de l'Homme? D'abord la possibilité de dénoncer les fraudes au niveau local, puis d'interroger les candidats aux élections pour qu'ils s'engagent à légiférer dans l'intérêt des citoyens, par des pétitions, .... Publié le 07/10/2009 à 22:04
Humeur : Ironique
La Cour Constitutionnelle italienne a invalidé la loi d'immunité pénale qui protégeait le chef du gouvernement S. BERLUSCONI, au motif que cette loi viole le principe d'égalité.
Il est rappelé que ce principe est un des fondements de la République Italienne. Il serait bon que nos magistrats "indépendants" découvrent les principes qui sont censés gouverner la République Française, au lieu de faire des contorsions qui ressemblent plus à des ronds de jambe, et qui font de notre pays l'un des plus corrompus d'Europe. Car il faut aussi rappeler que la corruption comprend tous les abus d'autorité consistant à retarder une enquête, à rendre un jugement qui tend à faire disparaître des infractions, à fixer des cautions qui interdisent aux victimes de faire poursuivre leurs tortionnaires, à condamner à des broutilles des infractions graves, à avantager l'une des parties, à accepter les arrangements entre avocats, experts, et autres professionnels du droit, et je vous laisse compléter, ... Il n'y a pas deux manières d'être égaux, alors pensez à vous servir de cette décision pour montrer par l'exemple que la Justice peut passer, doit passer, et passera malgré les pressions et les abus. Notre Président prétend aider les victimes en faisant voter des lois, que ces lois respectent l'égalité d'abord et avant tout. À bon entendeur !!! Publié le 25/09/2009 à 21:41
Humeur : Ironique
Le principe de l'égalité veut que "ce qui est interdit à un seul individu est interdit à tous les autres". Pour faire respecter ce principe, il est important de respecter un autre principe: "nul ne peut se faire justice à soi-même". Publié le 18/09/2009 à 22:03
Humeur : Ironique
Ça vient de sortir, (mais ce n'est pas nouveau!) Publié le 01/09/2009 à 22:40
Humeur : Rebelle
Réformer le système judiciaire, est-ce bien sérieux?
À l'époque de la pop, du hard, du disco, ..., que dire de la valse dans les services judiciaires, cela fait plutôt ringard. Ce serait presque comique, mais il s'agit de la survie pour nombre de nos concitoyens, alors ne rions point, et cherchons ce que cache toutes ces fausses notes. En effet, notre justice n'a pas les moyens financiers de s'occuper des problèmes des citoyens, (notre classement en terme de budget par habitant nous relègue aux oubliettes du respect du droit), elle n'a donc pas non plus les moyens humains, et se décharge de ses taches sur la police et sur l'armée. Nos juristes font de la "politique malgré eux", comme Monsieur Jourdain de la prose, puisqu'ils sont tous dépendant du pouvoir pour exercer leurs fonctions. De là à l'abus d'autorité, il n'y a même pas un pas à faire, puisque les arrangements font partie de la fonction publique. Pour finir, le justiciable ne peut même pas invoquer le droit, puisqu'il doit se faire représenter pour tout, et même pour consulter les dossiers qui le concernent. Dans un pays qui se prétend à l'origine des droits de l'Homme, il semble que la centralisation jacobine continue à primer sur toute autre analyse, permettant un système de cooptation qui est par nature corrupteur, ceux qui y échappent sont automatiquement suspects de s'opposer "au bien public", les conséquences sont donc incalculables en terme de malversations en tout genre. Il appartient donc à chaque citoyen de se réapproprier la chose publique, et de surveiller le travail de tous les élus et représentants pour leur imposer le respect des règles élémentaires du Droit. Cela peut et doit fonctionner. Exemple d'application: "Pourquoi pas un registre de l'usage des sirènes et réquisitions dans les commissariats, gendarmerie, et autres services de sécurité permettant de lier à un dossier précis? Ce registre à l'usage de tous pouvant être suivi de réclamations par les associations d'usagers, saisies par tout habitant justifiant d'une nuisance, alors que l'usage était inutile." |
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