Pourquoi se bat-on contre les erreurs judiciaires?
Notre combat est d'abord celui de victimes, dont il est de bon ton de se demander pourquoi elles osent mettre en cause un des soit-disant piliers de la démocratie, les juges. Il est bon de rappeler que c'est le droit à la justice qui est le pilier de la démocratie. Le juge en est l'instrument humain, donc sujet à l'erreur.
Débattre de l'erreur est exceptionnel. C'est ainsi que l'Académie des Sciences Morales en a débattu en 2006, le précédent exposé datant de 1884, si j'ai bien lu!!!!
Le débat porte sur l'erreur ayant abouti à l'emprisonnement, qui est quand même considéré comme une erreur digne d'être réparée, mais pour le reste: les erreurs en tout genre de tous les auxiliaires de justice, greffiers, avocats, huissiers, notaires, ... il n'en est même pas question. Parceque réparer les erreurs coûterait trop cher au contribuable que nous sommes, dont on nous explique doctement qu'il faut éviter de le faire payer exagérément.
Mais je crois qu'il faudrait surtout évoquer les erreurs "volontaires", qui permettent d'utiliser l'autorité attachée à une fonction, pour déclencher comme les dominos une catastrophe en cascade que rien ne peut plus arrêter. Parceque le mythe de la toute puissance de l'autorité est tel que la "résistance à l'oppression", inscrite dans les principes de notre république a seulement pour conséquence de vous faire condamner lorsque vous osez l'invoquer pour votre défense.
L'erreur administrative, judiciaire, est plus que souvent liée à l'assimilation de l'autorité à celui qui l'exerce, qui l'utilise à sa convenance, et dans son propre intérêt. La meilleure preuve : la déclaration de notre Ministre de la Justice qui déclare qu'il est impensable que l'exécutif renonce à donner des directives aux procureurs. La boucle se referme, ceux qui utilise les prérogatives de la puissance publique ne veulent pas que l'aspect humain apparaisse, la justice doit sembler mise en oeuvre par inspiration supérieure ?
Et les victimes alors ?
Les Associations d'Aide aux Victimes ont été crées pour canaliser le problème, directement gérées par les procureurs, pour éviter tout souci, pouvons-nous nous en contenter, nous tous qui avons été spoliés, quelle qu'en soit la méthode, et à qui, en plus, il est demandé de ne pas faire de vagues.
Les cellules mises en place pour soutenir les victimes ne sont pas accessibles aux victimes des soucis judiciaires, car ces affaires ne peuvent seulement qu'avoir été imaginées, puisque l'exécutif, qui ne peut pas se tromper en nie l'existence.
Cherchez l'"erreur"
