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Publié le 02/11/2009 à 22:55
Humeur : Rebelle
Du rêve et de l'équité;
L'Équité est du monde de l'utopie. Pourquoi un mot qui devrait être à la base de notre équilibre social, puisqu'il est l'un des ressorts de la Fraternité, inscrite à nos frontons, est-il presque tombé en désuétude? L'Égalité parle à tout le monde: un citoyen, une voix (le terme de citoyen est déjà une restriction!) sur un territoire donné, dans un État de droit respectueux des Droits de l'Homme. Ceci vaut pour les organismes exécutifs élus. L'autre face de l'Égalité passe par la manière de conjuguer la Liberté et la Fraternité. Les idées qui ne se traduisent pas par des actes n'existent pas, et tous les politiciens le savent, qui promettent beaucoup pour faire bien peu, en cachant bien plus. Dans le mot équité, il y a équilibre, justice, paix, médiation, il y a donc des combats de tous les jours contre tout ce qui est réducteur des droits et devoirs de chacun. L'habitude de remplacer le "je vous aide" par le "je vous représente" débouche sur un déplacement des intérêts réels. Celui qui "représente" n'a pas les mêmes besoins, les mêmes codes, les mêmes règles, ni la même norme sociale. Lorsqu'il devient obligatoire, il déplace les problèmes pour qu'ils deviennent sa sphère, son monde, et qu'importe le monde réél, il peut mourir, du moment que la vie continue pour les "représentants obligatoires". Or, cette situation est celle de notre monde judiciaire qui est déconnecté de la réalité, parasité par de multiples représentations, et lié au monde politique depuis qu'un État français existe, donc, disons Charlemagne. Ce n'est pas d'hier, et nous y reviendrons afin de faire des propositions de meilleure adaptation de notre démocratie à la vie des citoyens européens. Pour le moment, ouvrons déjà un débat sur l'intérêt de l'équité. Est-elle en mesure d'améliorer un bilan social que nos élus prétendent positif. Il me semble que l'arbre cache la forêt, et que des calculs simples permettraient de mettre en évidence les mauvais choix permanents de notre système, tous cadres confondus. Les théories économiques sont bizarrement en panne lorsqu'il s'agit d'analyser les bases des théories économiques, de la même manière que lorsqu'il faut analyser les ressorts de la corruption, de la spéculation, et consorts. Je me contenterai pour conclure de renvoyer au sens courant du mot inique, lui bien connu et bien parlant.
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Publié le 24/10/2009 à 20:20
Humeur : Ironique
De plus en plus de médias se consacrent aux problèmes des inégalités criantes, des injustices à peine voilées, des tolérances plus que corruptrices, des passe-droits inadmissibles, ..., et se mettent à débattre de la désobéissance civile ou civique, qui serait importée d'autres sensibilités intellectuelles et politiques. Les exemples types fournis sont Gandhi, ou Martin Luther King.
Nous semblons oublier plusieurs fondements à ces comportements de refus: Quand l'esclavage est la norme, celui qui refuse d'être esclave s'oppose à la société, celui qui dénonce l'esclavage est porteur d'une demande de réforme, il prend donc le risque d'être poursuivi comme fauteur de troubles. La République Française a une particularité, qu'elle n'est pas seule à porter, elle est une république sociale, ce qui veut donc dire qu'elle suit un certain nombre de principes inscrits dans le préambule de sa constitution, et dans sa constitution elle-même. Ces principes sont de plus en plus malmenés par un pouvoir politique aux mains de financiers aux appétits de moins en moins contrôlés. Dans notre république, le bouclier fiscal, par exemple, atteinte à la fraternité et à la solidarité ne peut pas être constitutionnel, sauf à se préter à des contorsions que même les jésuites hésitent à admettre. Cela résulte du mode même de nomination de nos soit-disants "Sages", qui servent surtout à légitimer le pouvoir en place. l'une des conséquences directes est l'augmentation des poursuites pour "outrage à l'autorité", et l'inexistence des poursuites pour"abus d'autorité". Une telle situation, qui prend le présent pour le passé et l'avenir, montre surtout l'absence de vision à long terme de tous les dirigeants politiques en place. Et la désobéissance, que devient-elle dans ce bourbier ? Elle devient un mode de preuve de l'honnêteté intellectuelle et morale ; en effet, celui qui refuse la corruption, surtout lorsqu'il y est directement confronté, celui qui refuse des avantages peut-être habituels, mais indus, qui vit sans rechercher des justifications sécuritaires, en un mot Monsieur "Tout le Monde", est un dangereux opposant qui désobéit aux Autorités qui s'octroient des avantages. Cotoyer ou être coopté par "le système" est trés dangereux, car il vous inclut immédiatement dans ce monde d'avantages indus qu'il est difficile de refuser et de nier. La désobéissance, objet de philosophie, tant qu'elle est un moyen de créer un autre monde de droits pour l'humanité, devient beaucoup plus lourde à porter au quotidien, lorsqu'il s'agit de défendre des droits existants, que l'égoïsme naturel de certains tend à faire reculer. Combien de défenseur des droits sont insupportables au quotidien, chacun à son exemple ! La Désobéissance est un exercice difficile, dont la justification a posteriori nécessite du courage et surtout une humilité sans faille, c'est un risque permanent pour le citoyen et pour son entourage. Désobéir est donc totalement lié au contexte, à la culture, à la morale, et ses interprétations sont multiples, la désobéissance est toujours liée à la cause qu'elle défend, et c'est cette cause qui en fait la grandeur ou l'erreur. Car toutes les désobéissances ne servent pas de vrais causes, celui qui se justifie par la défense de notre République doit être irréprochable et bien savoir se définir parmi toutes les justifications qui peuvent être invoquées. Publié le 25/09/2009 à 21:41
Humeur : Ironique
Le principe de l'égalité veut que "ce qui est interdit à un seul individu est interdit à tous les autres". Pour faire respecter ce principe, il est important de respecter un autre principe: "nul ne peut se faire justice à soi-même". Publié le 18/09/2009 à 22:03
Humeur : Ironique
Ça vient de sortir, (mais ce n'est pas nouveau!) Publié le 14/09/2008 à 15:51
Une condamnation pour des actes délictueux que vous n'avez pas commis est une erreur judiciaire, mais il est bien plus difficile de définir les dysfonctionnements judiciaires sociaux.
Lorsque des hauts fonctionnaires boliviens décident de soutenir la tentative d'autonomie d'une région, parcequ'elle est riche, et que ses classes dirigeantes ne veulent pas participer au développement des régions pauvres du même Etat, fonctionnaires qui sont bien sûr des citoyens de la "bonne société", et qui sont soutenus par les moyens financiers du système économique international, il est nécessaire de se poser la question de l'action de la justice dans une telle situation, puisque des délits sont commis. La Justice, ce sont des hommes qui vivent dans une classe sociale, et dont la sociologie sait montrer les conséquences sur le mode de vie, les relations, les idées politiques et sociales. Il est fréquent de voir caricaturer les magistrats en raison de leur origine sociale, pourtant personne ne cherche à analyser les conséquences sur la vie de tous les jours. Par exemple, la nouvelle loi sur les "offres raisonnables d'emploi" prévoit-t-elle que celui à qui il est impossible de proposer un emploi doit quand même disposer des moyens de vivre décemment. Nos principes constitutionnels le prévoient, mais notre classe dirigeante (tous partis confondus) n'en tire aucune obligation légale, donc pas de loi, pas d'infraction. Car si le demandeur d'emploi a des obligations, le système social qui encadre son existence doit en avoir aussi, ce sont les services publics. Et nous sommes bien placés pour constater que les erreurs et dysfonctionnements judiciaires ne sont qu'un complément indispensable à la gabegie sociale que nos cadres politiques entretiennent. De ce fait, il faut proposer des réformes, mais toujours à taille humaine, car les grands principes sont connus depuis longtemps, il ne s'agit pas de refaire le monde, mais de donner réellement une place à tous ceux qui vivent sur un territoire. Quelle peut être la légitimité d'une administration qui vous impose un emploi, un mode de vie, mais vous refuse le revenu nécessaire à cette situation. Ce n'est que de l'esclavage déguisé, donc un dysfonctionnement. Nous devons donc être capables de promouvoir des propositions constructives pour réduire les erreurs et dysfonctionnements induits par la mauvaise foi des uns et des autres. |
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