Le ministre a décidé de créer de nouveaux fichiers, alors qu'il ne donne pas la liste de ceux déjà existants. Donc la pagaille ne va que s'accroître encore, puisque les données vont créer de nouveaux rapports et générer de nouvelles heures de saisies dans les services, sans compter la complexité des personnes habilitées à accéder aux bases de données en question.
Comme d'habitude, rien sur les conséquences dans les enquêtes judiciaires, ce qui confirme bien que le pouvoir judiciaire n'existe pas, puisque la seule chose qui le concerne en ce moment est le nouveau renforcement du secret-défense, au nom de la protection de la population. Les citoyens qui composent la population ne sont pas égaux devant l'administration, pourtant ils sont la population.
Comme il est difficile de nier le poids de l'administration dans l'organisation sociale de la France, force est de constater que les principes des droits de l'Homme n'ont pas été pris en compte dans les décisions ministérielles.
Si nous rajoutons à cette analyse que les problèmes d'évasion fiscale, de ventes d'armes, de corruptions, de trafics échappent à toute investigation citoyenne, que reste-t-il à ceux qui défendent les droits de l'Homme? D'abord la possibilité de dénoncer les fraudes au niveau local, puis d'interroger les candidats aux élections pour qu'ils s'engagent à légiférer dans l'intérêt des citoyens, par des pétitions, ....
