Aujourd’hui pas de brouillard, pas de retard et pas de motard… On peut dire que ça commence bien. L’occasion de revenir posément sur l’infraction commise hier ou plutôt la façon dont elle m’a été signalée par ce policier à motocyclette.
Ce dernier manquant de la plus élémentaire politesse, étant relativement agressif et moi répondant naïvement dans le style « oh pardon, j’avais pas vu » qui doit faire partie des grands classiques du déjà entendus.
Bon tout d’abord l’infraction, je ne peux pas la nier, j’étais en plein sur l’espace réservé au bus et taxis, passant là tous les jours, je pouvais difficilement ignorer les faits reprochés.
Plusieurs possibilités pour l’agent assermenté : me sermonner, me verbaliser, m’engueuler.
Il choisit la troisième et s’en repart sur son fier destrier motorisé. Ca m’arrange, je préfère ça que de devoir donner mes sous à l’Etat, d’autant plus qu’avec ceux-ci, ce dernier risque fort d’acheter du matériel répressif placé à mauvais escient dans le seul but de verbaliser le plus grand nombre d’entre nous de manière à réparer les grotesques bêtises volontaires ou non (fraudes ou erreurs) de nos nombreux et divers élus.
Par contre, la stratégie de ce policier est-elle la bonne ?
Suis-je plus à même de ne pas recommencer en m’étant fait engueuler que s’il m’avait verbalisé ? J’ai un doute.
Etant respectueux et craintif de l’autorité en place, j’ai adopté la technique du « profil bas » en me confondant en excuses mais certains plus impulsifs seraient peut-être devenus agressifs ne supportant pas la brimade ?
Enfin, me mettant à sa place, je peux envisager la frustration de ne jamais ou du moins trop peu voir le résultat d’un travail sans doute peu rémunéré et donc d’entraîner des réactions non appropriées.







