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Publié le 16/05/2006
Par dédé
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E
t le vieil ouvrier chanta ...

En
cette année 2006 où l'on se doit de rappeler le centième anniversaire de l'horrible drame évitable de Courrières avec son large millier de morts, la longue grève du bassin du Nord et des autres qui s'en suivit, l'amélioration arrachée de nouvelles conditions de travail pour les gueules noires, il est bon de redire aussi que, de tout temps, la fraternité et la solidarité ont marqué les liens entre tous ces travailleurs. Et celles-ci se remarquaient particulièrement dans leurs activités culturelles collectives comme les fanfares, les sociétés sportives, les groupes de théâtre amateur, etc.
Comme dit la chanson, « les gens du Nord ont dans leur cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors ».
Cela
est encore tout à fait vérifiable aujourd'hui par celles et ceux qui ont l'occasion de se rendre dans des festivités ouvrières à Sallaumines, à Billy-Montigny, à Carvin, etc. La chanson populaire y est maîtresse.

Malheureusement trop rare, un rendez-vous comme celui tenu récemment à la maison du peuple (Près de Tournai) autour du spectacle « Du charbon à la lumière » voulait s'inscrire dans cette lignée. Ce spectacle musical a gagné son pari.
Bi
en sûr, en cette première, jouée devant de nombreux parents et amis, un trac tout à fait excusable se faisait sentir chez les jeunes artistes adultes. Mais il y eut des moments d'interprétations très forts comme l'Internationale sur un rythme contemporain, comme cette chanson en patois sur les terrils, comme les rêves d'Italie, etc. Et puis tout cela n'était que passager puisqu'au terme de la représentation, une reprise de certains morceaux démontra tout le riche talent des chanteurs et chanteuses, heureux de l'accueil reçu par le public.
Parmi c
elui-ci, un pensionné vibrait particulièrement à l'unisson des chanteurs. Levant le poing, claquant des mains, se dandinant sur sa chaise, il exhibait non un sourire béat mais un regard brillant à l'évocation de toutes les luttes sociales dans les commentaires accompagnant le spectacle. Sa joie faisait plaisir à voir.

Oui, t
out peut finir par des chansons. Mais, dans ce cas-ci, ce ne sont pas des chansons de fin, ce sont des chansons qui entretiennent la mémoire de ce qui fut et qui nous invitent à recourir encore aujourd'hui à cet extraordinaire média populaire pour parler de la situation d'aujourd'hui. Et quel plus exemple que ce refrain célèbre des « restos du cœur » qui concluait le spectacle de la troupe emmenée par Guy Trento.

Il avait b
ien raison le chroniqueur qui avait un jour dit, en parlant du règne du roi Louis XV : « La France est une monarchie absolue, tempérée par des chansons ».
Po
urquoi ? Parce qu'il s'agissait de chansons exprimant des vérités populaires comme toutes celles que se sont appropriées les chanteurs pottois.
Qu'
ils en soient toutes et tous remerciés.

Paul
Schillings
Coordinate
ur politique
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