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Publié le 23/01/2007 à 12:05
Par Lina

Abbé Pierre
Nom :Henri Grouès
Naissance :5 août 1912
Lyon, France
Décès :22 janvier 2007 (à l'âge de 94 ans)
Paris, France
Nationalité : Française
Profession :Prêtre catholique
Ancien résistant français
Ancien député français
Distinctions :Grand’Croix de la Légion d’honneur.
Croix de guerre 39-45 avec palmes
Médaille de la Résistance.
Hommage national rendu au défunt.
Autres fonctions :Président d’honneur de la Fondation
Abbé Pierre pour le logement des
défavorisés
.
Fondateur des Compagnons d'Emmaüs
Fondateur de l'IRAM au Maroc.
Fondateur du magazine Faim et soif
Fondateur de la confédération
générale du logement
.
Cofondateur de la Banque alimentaire
en France
Engagé dans le mouvement Peuples
solidaires
pour le Bangladesh.
Photo : L’abbé Pierre (portrait dessiné, fusain et sanguine)

Henri Grouès, dit l’abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon, mort le 22 janvier 2007 à Paris, était un prêtre catholique



La nouvelle tombe : l'abbé Pierre est décédé...

C'était un grand homme, il a secoué les gens,  il a dit des vérités.
Hiver 54... Année 2007...

La tristesse est là, la réalité est toujours la même... comme en 1954, des gens meurent encore du froid, de l'indifférence, de la cruauté mentale... du manque de travail...


Citations

  • « Il ne faut pas faire la guerre aux pauvres, mais à la pauvreté. »
  • « Un raciste est un homme qui se trompe de colère. »
  • « Sur ma tombe, à la place de fleurs et de couronnes, apportez-moi les listes de milliers de familles, de milliers de petits enfants auxquels vous aurez pu donner les clés d’un vrai logement. »
  • « Dites leur d’écrire : il a essayé d’aimer. », répondit l’abbé Pierre quand on lui demanda ce qu’il voudrait qu’on inscrive sur sa tombe.
  • « Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien. »

Hiver 54

L’abbé Pierre acquiert sa notoriété à partir du très froid hiver de 1954, meurtrier pour les sans-abris pour une « insurrection de la bonté ». « Il y a cinquante ans, tous sortaient à peine des atrocités de la guerre. Tous avaient dû fuir, chacun se sentait proche des réfugiés. Les gens se rappelaient la souffrance et la peur. Ils étaient davantage prêts à réagir. Mais on ne renouvelle pas des faits historiques comme celui-là. »

Il lance le 1er février 1954 un appel mémorable sur les antennes de Radio-Luxembourg (future RTL) : « Mes amis, au secours... Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard de Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée. Devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre les hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous en prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l’âme commune de la France, merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux sans-abri. Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain : 5 000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles catalytiques. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse, ne couchera ce soir sur l’asphalte ou les quais de Paris. Merci. »

Le lendemain, la presse titra sur « l’insurrection de la bonté ». L’appel rapportera 500 millions de francs en dons, une somme énorme pour l’époque et complètement inattendue, des appels et courriers qui submergèrent complètement le standard téléphonique de la radio, et des dons en nature d’un volume si immense qu’il fallut des semaines pour simplement les trier, les répartir et trouver des dépôts pour les stocker convenablement un peu partout en France.

L’appel de 1954 attira des bénévoles volontaires de toute la France pour aider d’abord à la redistribution, mais aussi fonder les premiers groupes se réclamant de cet appel. Rapidement, il dut organiser cet élan inespéré de générosité, et le 23 mars il fonde les Compagnons d’Emmaüs, communauté de chiffonniers qui construisent des logements pour les sans-abri.

Son combat a aussi permis l’adoption d’une loi interdisant l’expulsion de locataires pendant la période hivernale.

Wikipédia

Publié le 23/01/2007 à 11:43
Par Lina
Europe

Onze millions de travailleurs pauvres

L'existence de " working poors ", autrement dit de travailleurs pauvres, devient un phénomène de plus en plus inquiétant sur le Vieux Continent. Une étude de l'Union européenne le confirme.

Selon une étude de l'Union européenne, l'Europe des Quinze compterait quelque 11 millions de travailleurs pauvres, soit 7 % de la population active. Qui sont ces working poors ? Il s'agit généralement de personnes ayant travaillé plus de la moitié de l'année et vivant malgré tout dans un ménage pauvre , une notion calculée par rapport au revenu médian de chaque pays. Estimant cette question prioritaire, l'Union européenne a, en 2003, créé un indicateur pour mesurer leur nombre.

Sur base du rapport de l'Union européenne, le Centre d'études pour l'emploi, un organisme français, estime qu'avec 8 % de travailleurs pauvres, l'Hexagone se situe dans la moyenne européenne. En revanche, les pays nordiques, l'Allemagne et la Belgique sont nettement en dessous de cette moyenne, alors que le taux de travailleurs pauvres dépasse les 10 % en Europe du Sud.

Le rapport de l'Union européenne fait en outre ressortir que la situation des working poors est plus souvent transitoire au Nord du continent et persistante au Sud, comme en France. Ils sont plus souvent indépendants que salariés, et souvent à temps partiel.

Plus d'infos : www.liberation.fr/vous/emploi/227233.FR.php

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