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Activation : le carrousel de l'exclusion
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Publié le 28/03/2007 à 19:53
Par Lina
Le dictionnaire du prêt-à-penser
Emploi
| |  | EMPLOI : c’est la première priorité du gouvernement. Pour mettre en œuvre cette priorité le ministre de l’Emploi, Frank Vandenbroucke, a réuni une Conférence nationale pour l’emploi, comme l’avait fait, il y a exactement 30 ans, son prédécesseur Louis Major. La différence entre ces deux conférences peut nous aider à mesurer l’ampleur, non pas des avancées, mais des reculs enregistrés par la dernière conférence. Pour les salariés et les allocataires sociaux, malgré l’augmentation considérable de la productivité et du produit intérieur depuis 1973, le chemin a été parcouru à reculons. En 1973, c’est à la demande des syndicats que s’était tenue la conférence. Son objectif était le plein-emploi, à savoir le droit pour les travailleurs de trouver un emploi dans leur propre région. En d’autres termes, il fallait à l’époque qu’il y ait plus d’emplois offerts par les entreprises que de demandeurs d’emploi, condition indispensable pour éviter le chômage de longue durée et ses effets destructeurs. Le chômage devait, pensait-on, être « frictionnel », c’est-à-dire se limiter au temps de recherche entre deux emplois. C’est au patronat que revenait la responsabilité d’assurer le plein-emploi. Les Comités sub-régionaux de l’emploi et un ensemble de mesures de créations d’emplois et de résorption du chômage étaient la conséquence de cette concertation entre les syndicats, le patronat et le gouvernement. En 2003, d’après la FGTB wallonne, la conférence, « avait l’apparence d’une concertation mais n’en était pas une ». Dès le départ le patronat voyait sa grande revendication satisfaite et recevait 800 millions d’euros de réductions de cotisations sociales sans concéder en contrepartie un engagement en termes de créations d’emplois, les revendications syndicales n’étant même pas débattues. Alors que l’on voulait d’une part exonérer partiellement les hauts salaires de leur participation au financement de la Sécurité sociale et que le ministre des Finances annonçait une réforme fiscale supplémentaire, rien n’était fait en matière de représentation syndicale dans les PME. Par contre, faute de créer le premier des 200.000 emplois promis, la traque aux chômeurs se préparait. Suivant certaines notes qui circulaient, on escomptait « de la réforme du contrôle du chômage » un apport de 100 millions d’euros en 2005 et 200 millions en 2007. La notification au conseil des ministres se limitait elle à 46 millions d’euros d’économies |1|. Une conférence qui organise donc à terme le démantèlement de la Sécurité sociale en diminuant son financement, et qui vise à réaliser des économies par l’amputation de certaines rentes versées aux accidentés du travail, en sanctionnant les chômeurs et en refusant toute liaison automatique des allocations sociales au bien-être. Une conférence Canada dry chargée d’organiser la régression sociale. Mais peut-être la promesse gouvernementale de création des 200.000 emplois sera-t-elle en fin de compte tenue. De plus en plus, en effet, un emploi (précaire, à temps partiel, mal payé) ne suffit plus à assurer la subsistance de ceux qui travaillent. Avoir un boulot permet de moins en moins de sortir de la pauvreté. Il faudra bientôt occuper plusieurs emplois, comme dans les pays du tiers-monde, pour répondre à ses besoins. Déjà maintenant, pas mal de salariés ont un « portefeuille » de plusieurs employeurs chez qui ils vont travailler. Les chômeurs privés d’allocation n’ont d’autre ressource que d’accepter n’importe quel petit boulot, si mal payé soit-il et quelqu’en soient les conditions de travail. Lorsque tous les petits salariés devront occuper plusieurs emplois pour vivre, le gouvernement aura tenu sa promesse de création de 200.000 nouveaux emplois. |1| Le Soir, 25/26 octobre 2003
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Publié le 28/03/2007 à 19:28
Par Lina
Chômeurs en Belgique et en France : des mobilisations différentes
| Jean Faniel L’étude comparative des actions collectives de chômeurs reste rare. Cet article met en parallèle le mouvement des chômeurs français de 1997-98 et la mobilisation des sans-emploi belges contre les “visites domiciliaires”. Soulignant les aspects communs aux deux cas, il cherche à cerner leurs différences quant au contexte institutionnel, social et politique. Il s’intéresse également au militantisme individuel des chômeurs et aux ressources mobilisées par ceux-ci, ainsi qu’aux associations de sans-emploi. L’auteur souligne en particulier la différence d’implication des organisations syndicales dans le combat des chômeurs des deux pays et ses conséquences sur la physionomie de ces mobilisations. Comparative studies of collective action by unemployed people remain rare. This paper compares the French unemployed people’s movement in 1997-98 with the mobilisation of Belgian unemployed people against “home visits”. Emphasising the similarities in these two cases, the author seeks to define their differences in terms of the institutional, social and political context. He also focuses on unemployed people’s individual political activism and the resources mobilised by them, as well as by associations for unemployed persons. The author specifically highlights the difference in terms of the involvement of trade union organisations in the unemployed people’s struggles in both countries and its consequences on the nature of these mobilisations. |
• L’action collective des chômeurs — Mobilisation des ressources et opportunités politiques • Mobilisations de chômeurs en France et en Belgique — France : un mouvement bref mais intense — Belgique : une opposition dans la durée • L’indemnisation du chômage • L’organisation des chômeurs • L’engagement individuel des chômeurs • Le contexte socio-politique • Conclusion |
Publié le 28/03/2007 à 19:04
Par Lina
| Chômage | | -- | | Le concept de chômage ne peut se comprendre qu’en lien avec le monde du travail et des salaires. Le chômage désigne l’inactivité forcée d’une personne qui souhaite travailler et en a les moyens mais qui en est empêchée. Généralement, le manque d’emploi disponible sur le marché du travail explique cette situation.
Le statut de "chômeur"
Si le terme général de "chômeur" désigne toute personne involontairement inactive dans l’univers du travail, il est nécessaire de remplir, aux yeux de la loi, certaines conditions pour obtenir le statut de chômeur et bénéficier alors d’un revenu de remplacement appelé "allocations de chômage".
Les conditions à remplir pour obtenir le statut de chômeur en Belgique sont : - Avoir été privé involontairement de travail et de rémunération
- Etre inscrit comme demandeur d’emploi auprès du service régional de l’emploi compétent (Forem, Orbem/Bgda, VDAB et ADG)
- Etre disponible sur le marché de l’emploi
- Ne plus bénéficier d’une rémunération
- Résider en Belgique
C’est l’Onem (Organisation national de l’emploi) qui décide, en Belgique, au niveau fédéral de l’octroi des allocations de chômage pour les chômeurs. Ceux-ci ont, entre autres choses, l’obligation de rechercher activement un emploi.
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Publié le 28/03/2007 à 18:50
Par Lina
L'organisation des chômeurs dans les syndicats
| Jean Faniel En Belgique, 85 % des chômeurs environ sont syndiqués. Les chômeurs représentent entre 15 et 20 % des effectifs syndicaux. Ces taux élevés sont liés au rôle de premier plan que les syndicats jouent dans le versement des allocations de chômage, un système qui remonte à l’origine même des syndicats. Comme prestataires de services et groupements de défense individuelle et collective des chômeurs, ils établissent un rapport spécifique avec leurs membres sans emploi. À partir du milieu des années 1970, des comités de chômeurs se sont progressivement constitués à l’intérieur et à l’extérieur des deux principales organisations syndicales. Il a cependant fallu attendre le début de la décennie suivante pour que la CSC, puis la FGTB, octroient à leurs groupes de sans-emploi un statut au sein de leurs structures. Jean Faniel étudie l’origine de ces groupes, leur développement et leurs revendications. Mais auparavant il présente l’origine du système d’indemnisation du chômage et ses implications pour les syndicats et leurs affiliés. Ce détour par l’histoire permet en effet de comprendre les tensions entre les fonctions de gestion et de revendication dans les syndicats. |
• INTRODUCTION • 1. ORIGINES DU SYSTÈME D’INDEMNISATION DU CHÔMAGE EN BELGIQUE — 1.1. CAISSES SYNDICALES DE SECOURS MUTUEL — 1.2. PREMIÈRES FORMES DE SUBSIDIATION PAR LES POUVOIRS PUBLICS — 1.3. INTERVENTION DU GOUVERNEMENT — 1.4. SYNDICATS ET CHÔMAGE DANS LES ANNÉES 1930 — 1.5. SÉCURITÉ SOCIALE ET ASSURANCE - CHÔMAGE OBLIGATOIRE • 2. LES COMMISSIONS DE TRAVAILLEURS SANS EMPLOI DE LA CSC ET DE LA FGTB (1975-2006) — 2.1. MISE EN PLACE DE COMITÉS DE CHÔMEURS — 2.2. RECONNAISSANCE PAR LES CONFÉDÉRATIONS SYNDICALES NATIONALES ET PREMIÈRES ANNÉES DE FONCTIONNEMENT DES COMMISSIONS DE SANS - EMPLOI — 2.3. REDÉPLOIEMENT DES COMMISSIONS DE TSE — 2.4. NOUVELLE VISIBILITÉ DES ORGANISATIONS DE CHÔMEURS À LA FIN DES ANNÉES 1990 — 2.5. MOBILISATIONS DANS LES ANNÉES 2000 • CONCLUSION |
Publié le 23/03/2007 à 11:37
Par Lina
Microsoft veut payer des entreprises si elles utilisent Live Search |
Il semblerait que Microsoft propose prochainement à de grandes entreprises triées sur le volet des conditions financières intéressantes si leurs employés utilisent le moteur de recherche web "maison", Live Search. Ces "incentives" pourraient être proposées sous la forme de services gratuits ou de formations, par exemple. Le montant du "cadeau" serait alors proportionnel au nombre de requêtes effectuées sur le moteur par les employés de l'entreprise et pourrait représenter un montant de 2 à 10 $ par an et par PC, en plus d'un montant forfaitaire à l'inscription au projet. Un tel programme serait déjà à l'essai aux Etats-Unis. En 2006, une étude de VisitorVille avait montré qu'en interne, 2/3 des employés de Microsoft utilisaient Google pour leurs recherches. En 2005, les chiffres étaient similaires. L'histoire ne dit pas si les employés de Microsoft seront augmentés s'ils portent leur préférence dorénavant à Live Search... Après tout, autant commencer par le commencement...
http://www.live.com/
Source : BattelleMedia
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