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Publié le 27/06/2006 à 21:50
Humeur : Gaie
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Publié le 11/05/2006 à 21:36
Collectif contre les violences familiales et l’exclusion (CVFE) La commission « Femmes et Ville » de Liège, Une émanation de la Marche mondiale des femmes René Begon, chargé de projets au CVFE La Commission consultative communale « Femmes et ville », qui existe depuis février 2005 à Liège, a pour ambition d’introduire la problématique de l’égalité femme-homme et du genre dans tous les aspects de la vie communale. Un bref tableau du contexte de sa naissance et de ses préoccupations prioritaires, parmi lesquelles la mobilité des femmes. Depuis le 14 février 2005, la ville de Liège a installé une commission consultative communale « Femmes et ville ». Cette commission est née de la rencontre des objectifs de la coordination liégeoise de la Marche mondiale des femmes et de ceux du collège des bourgmestre et échevins en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. La sécurité et la mobilité des femmes figurent parmi les premiers thèmes auxquels la commission s’est intéressée, notamment à travers l’organisation d’une vingtaine de marches exploratoires. La Marche mondiale des femmes, un réseau d’action féministe En 1995 a lieu à Pékin, à l’initiative des Nations Unies, le quatrième Sommet mondial des femmes : plus de 60.000 femmes, représentant des organisations féminines de tous les coins du monde, s’y rassemblent. Deux thèmes émergent avec force des discussions : la pauvreté et la violence faite aux femmes. Pour prolonger ce rassemblement et défendre les deux thèmes majeurs issus du sommet, l’idée de mettre sur pied une marche s’impose bientôt, sur le modèle de la « Marche des femmes contre la pauvreté » organisée au Québec en 1995. C’est ainsi que, dès 1998, naît l’idée de la « Marche mondiale des Femmes » qui connaît son apothéose à New York en 2000, avant de se poursuivre sous la forme de rencontres internationales annuelles. Se présentant aujourd’hui comme un réseau mondial d’action féministe, la Marche mondiale des femmes soutient 17 revendications avec lesquelles elle touche 6000 groupes de femmes répartis dans 163 pays. Ces revendications visent à « éliminer la pauvreté dans le monde, réaliser le partage des richesses, éradiquer la violence à l’égard des femmes et obtenir le respect de leur intégrité morale et physique ». Le 10 décembre 2004, dans le cadre des 5e Rencontres internationales de la Marche desFemmes, la « Charte mondiale des femmes pour l’humanité » a été adoptée par les déléguées nationales après un processus de consultation de tous les groupes membres de la Marche qui avait débuté en septembre 2003. Cette Charte énonce, en 31 affirmations, les grandes valeurs universelles qui sont à la base du monde que les femmes veulent construire. Cette Charte constitue l’élément moteur de l’agenda de la Marche mondiale pour l’année 2005. Le 8 mars, Journée des femmes, la « Charte mondiale des femmes pour l’humanité » a été présentée dans tous les pays participants, avant que ne se déroule, jusqu’au 17 octobre, le Relais de la Charte mondiale, celle-ci passant d’un pays à l’autre à travers des groupes de femmes qui confectionneront également, morceau par morceau, une « courtepointe » (ou « patchwork » en anglais) de la solidarité, inspirée par les valeurs de la Charte. Celle-ci partira du Brésil et, après avoir traversé les Amériques, l’Europe, l’Océanie, l’Asie et le Moyen Orient, elle parviendra en Afrique. Le point d’aboutissement du Relais sera en effet René Begon, « La commission -Femmes et Ville- de Liège, une émanation de la Marche mondiale des femmes » 1 Collectif contre les violences familiales et l’exclusion (CVFE) Ouagadougou, au Burkina Faso, où la Charte arrivera le 17 octobre 2005, date de la « Journée mondiale pour l’élimination de la pauvreté ». Sur le continent européen, la Charte s’est arrêtée fin mai à Marseille, lieu de rassemblement européen. Elle est passée le 30 mai par la Belgique. La coordination liégeoise Le réseau de la Marche mondiale tisse un écheveau qui s’étend sur la planète, de coordinations nationales en coordinations régionales. La Coordination liégeoise de la Marche mondiale s’est constituée en 2000 : elle rassemble une vingtaine d’organisations avec comme objectif l’interpellation des pouvoirs publics autour de cinq priorités qui concernent l’égalité entre les femmes et les hommes à Liège.1 1. Faire de l’égalité femme-homme une réelle politique transversale communale, 2. Définir une politique de prévention et de lutte contre la violence faite aux femmes, 3. Mener une politique sociale qui intègre la spécificité des femmes, 4. conduire une politique communale d’accueil et d’encadrement des enfants, 5. Concevoir une politique du cadre de vie qui tienne compte de l’égalité femme-homme dans la cité. Au soir de l’étape liégeoise de la Marche mondiale, le 16 octobre 2000, la coordination liégeoise invitait le bourgmestre Willy Demeyer à une rencontre au cours de laquelle ces cinq priorités lui étaient présentées. Dans un premier temps, le bourgmestre s’engageait à faire voter par le conseil communal une Charte de l’égalité femme-homme. Pour préparer ce document, un groupe de travail comprenant des représentantes de la coordination et des délégués des différents échevinats était mis en place. Vers une Commission consultative C’est le 17 décembre 2001 que la Charte est signée. Parallèlement, le bourgmestre désigne en 2002 le commissaire de police De Paepe pour présider un groupe de travail comprenant des représentants de la Coordination, de l’ULg et de la ville. Dans la foulée, Willy Demeyer prend l’engagement en 2003 de créer une commission consultative communale pour les femmes sur le thème développé par la Charte. Un « Plan d’actions pour l’égalité entre les femmes et les hommes à Liège » est élaboré en 2002 et le bourgmestre désigne deux fonctionnaires pour préparer avec la Coordination liégeoise la mise sur pied de la Commission et la réalisation du plan d’actions. En juin 2003, une étude est réalisée avec l’Université de Liège sur les relations entre sentiment d’insécurité et genre à Liège. Il en ressort que le sentiment d’insécurité constitue un obstacle à l’insertion sociale et professionnelle de certains groupes de femmes. Cette étude donnera naissance à l’un des premiers projets portés par le groupe de travail, puis par la future commission consultative : l’organisation de marches exploratoires dans les quartiers de Liège. Autre aspect du plan d’actions qui sera poursuivi par la Commission : l’organisation de la Campagne du Ruban blanc, dont l’objectif est de sensibiliser les hommes à la violence masculine envers les femmes. Cette initiative démarrera au sein des forces de police avant de s’étendre à l’ensemble du personnel communal2. 1 Le Collectif contre les violences familiales et l’exclusion (CVFE) fait partie de cette commission en tantqu’organisation fondatrice de la coordination liégeoise de la Marche mondiale des femmes. 2 Voir René Begon, « La campagne du Ruban blanc à Liège », CVFE, 2005, 3 pp. (voir www.cvfe.be).René Begon, « La commission -Femmes et Ville- de Liège, une émanation de la Marche mondiale des femmes » 2 Collectif contre les violences familiales et l’exclusion (CVFE) Forte d’une vingtaine de membres (parmi lesquels douze représentantes et représentants des associations), la commission « Femmes et Ville », dont la création a été ratifiée par le Conseil communal en 2004, est installée le 14 février 2005. L’article 3 de ses statuts stipule son objectif : « promouvoir l’application concrète de la Charte Egalité Femmes-Hommes signée à Liège le 17 décembre 2001 » à travers notamment : - « L’intégration de la dimension de l’égalité entre femmes et hommes dans toutes les politiques, - L’élimination de toute forme de discrimination entre hommes et femmes, - La sensibilisation de l’opinion publique par la diffusion d’une image non discriminatoire des femmes et des hommes, - La rédaction d’un plan d’actions pour l’égalité femmes-hommes ». Entre autres missions, la Commission est chargée « de formuler toute proposition ou avis, relevant des compétences communales, sur les politiques, programmes ou projets, soit d’initiative, soit à la demande des autorités communales ». Les priorités pour 2005-2006 Le 25 octobre 2005, après quelques mois de fonctionnement, la Commission a fait un premier point sur l’organisation d’une vingtaine de marches exploratoires dans huit quartiers de la ville, au cours d’une séance à laquelle étaient conviées les autorités communales et le milieu associatif. Elle y a également proposé un aperçu de ses priorités pour 2006, parmi lesquelles figure évidemment le suivi du processus des marches exploratoires3.La Commission axera son action sur la formation du personnel communal, en particulier de celui qui s’occupe de la petite enfance (personnel des crèches et de l’enseignement maternel), à la problématique de l’égalité femme/homme et du genre. Un programme de formation est d’ores et déjà établi. De plus, la commission souhaite suggérer l’utilisation d’outils sur les stéréotypes réalisés par les associations. Une prochaine rencontre avec l’échevin de l’instruction publique devrait permettre d’évoquer l’intégration de la question du genre dans le programme des journées pédagogiques. Dans cette optique, la commission est invitée à participer à l’évaluation du Projet de ville. Elle projette également de rencontrer l’ensemble des échevins pour envisager avec eux comment intégrer la dimension du genre dans les différents projets de leurs départements. En troisième lieu, la commission a l’ambition d’approfondir sa contribution à la Campagne du ruban blanc en cherchant, en collaboration avec la ville, à étendre son rayonnement au-delà du personnel communal (par exemple au sein de la mutuelle FMSS). Enfin, dans le contexte de la prochaine campagne pour les élections communales de 2006, la commission se mobilisera, à travers un outil de promotion (sans doute une brochure), pour inciter les femmes à participer au maximum au scrutin, notamment en encourageant les femmes d’origine étrangère, qui voteront pour le première fois, à s’inscrire sur les listes électorales. 3 Voir René Begon, « Marches exploratoires : l’exemple de Liège », CVFE, 2005, 3 pp. (voir www.cvfe.be).René Begon, « La commission -Femmes et Ville- de Liège, une émanation de la Marche mondiale des femmes » 3 |
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