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Publié le 22/05/2007 à 15:18
Par Lina
La confédération des entreprises européennes Début 2007, la confédération des entreprises européennes a changé de nom : d'UNICE, elle est devenue BusinessEurope. Ce changement de nom est synonyme d'une volonté accrue de placer l'entrepreneuriat et les entreprises au centre du débat européen. Suite à la Seconde Guerre mondiale, la volonté de reconstruire une véritable Europe économique amène notamment à la création, en 1949, du Conseil des fédérations industrielles d'Europe (CIFE) et, dans ce cadre, de l'Union des industries des pays de la Communauté européenne, créée par les fédérations nationales des six Etats membres de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). Cette Union des industries devient, en mars 1958, l'Union des industries de la Communauté européenne (UNICE).
Début de cette année, à la veille de son cinquantième anniversaire, l'organisation a changé de nom pour devenir BusinessEurope, la Confédération des entreprises européennes. Aujourd'hui, elle représente plus de 20 millions d'entreprises par l'intermédiaire de 39 fédérations nationales membres, issues de 33 pays.
La confédération oeuvre pour un environnement économique favorable et compétitif permettant une croissance économique durable. Pour ce faire, elle préconise les politiques suivantes : mettre en oeuvre les réformes pour la croissance et l'emploi ; intégrer le marché européen ; gouverner l'Union européenne de manière efficace ; lutter contre les protectionnismes nationaux ; tirer parti des possibilités de l'élargissement ; enfin, réformer les systèmes sociaux européens pour qu'ils soient durables.
Plus d'infos : www.businesseurope.eu/Content/Default.asp?PageID=455&LanguageCode=Fr
Publié le 09/05/2007 à 11:46
Par Lina
Publié le 21/03/2007 à 10:58
Par Lina
Marchés du travail en Europe Centrale et du Sud-Est
Des points positifs, des problèmes persistants et de nouveaux défis
Selon une nouvelle étude du BIT (Note 1), la croissance économique s'est accélérée dans le centre et le sud-est de l'Europe depuis l'an 2000 mais elle ne s'est pas traduite par suffisamment de créations d'emplois. Paradoxalement, ce contexte économique favorable a également coïncidé avec une relative aggravation du chômage des jeunes et un recul de la protection sur le lieu de travail. L'étude affirme qu'une approche qui combinerait flexibilité et sécurité serait la plus pertinente pour la région et suggère d'adopter des réformes appropriées des politiques économique, sociale et relative au marché du travail. BIT en ligne s'est entretenu avec les coauteurs de l'ouvrage, Sandrine Cazes et Alena Nesporova.
BIT en ligne: Les pays d'Europe Centrale et du Sud-Est ont connu de grands changements depuis la fin des années 90...
Alena Nesporova: Les marchés du travail de ces pays sont passés d'un difficile processus de transition dans les années 90, caractérisé par des destructions d'emplois en masse et des créations d'emplois en nombre limité, à une phase de stabilisation et de libéralisation au début des années 2000. Contrairement aux années 90, les modèles de marchés du travail dans les nouveaux et les anciens pays membres de l'Union européenne sont aujourd'hui en train de converger. La fréquence des formes flexibles d'emploi, en particulier les contrats à durée déterminée, augmente. La législation relative à la protection de l'emploi a été assouplie afin de se rapprocher de la moyenne de l'OCDE, alors même que la protection des travailleurs via la négociation collective s'affaiblissait en raison d'un taux de syndicalisation en déclin et du recul de la couverture par les conventions collectives. Néanmoins, ce moindre niveau de sécurité de l'emploi a été partiellement contrebalancé par une hausse de la sécurité du travail et des revenus grâce à un meilleur accès à la médiation, à la formation et à d'autres programmes promouvant le reclassement des travailleurs licenciés et un allongement de l'indemnisation des chômeurs.
BIT en ligne: La croissance économique ne s'est-elle pas accélérée dans la région, s'accompagnant d'un recul du chômage?
Sandrine Cazes: C'est vrai, mais l'emploi n'a augmenté, modestement, que dans cinq des pays d'Europe Centrale et du Sud-Est; c'est pourquoi on peut parler d'une "croissance sans emploi" pour l'ensemble de la région. Les niveaux d'emploi restent inférieurs à celui des anciens pays membres de l'UE. Le recul du chômage a continué d'alimenter l'inactivité plutôt que l'emploi. Autre facteur important de réduction de l'impact du chômage, les migrations de main-d'œuvre qui se sont accélérées depuis l'élargissement de l'UE en 2004. Jusque très récemment, la situation la plus préoccupante était celle de la Pologne, où le taux de chômage atteignait presque 20 pour cent en 2002-03 malgré de bonnes performances économiques. En Pologne, l'emploi a diminué jusqu'en 2004 et est reparti à la hausse en 2005. Les deux dernières années ont finalement enregistré un recul significatif du chômage mais avec une émigration qui pourrait concerner plus d'un million de Polonais si ce n'est plus.
BIT en ligne: Existe-t-il une tendance générale à la stabilisation des marchés du travail dans la région?
Alena Nesporova: La stabilisation des marchés du travail est confirmée par une diminution de la rotation de la main-d'œuvre depuis 2000 dans tous les pays pour lesquels nous disposons de données et par un léger allongement de l'ancienneté moyenne dans l'emploi. Si l'on observe plus précisément cette ancienneté dans l'emploi, on constate une tendance vers une plus forte segmentation du marché du travail - une plus grande proportion de travailleurs reste moins d'un an ou bien plus de 10 ans chez le même employeur. Dans le premier groupe, on trouve principalement de jeunes travailleurs, hautement qualifiés, titulaires de contrats à plein temps et à durée indéterminée, et dans le second groupe des travailleurs, jeunes ou plus âgés, bien moins qualifiés, prisonniers d'emplois temporaires.
BIT en ligne: Quelle catégorie de travailleurs rencontre le plus de difficultés à entrer ou revenir sur le marché du travail?
Alena Nesporova: Les jeunes, les travailleurs âgés, les minorités ethniques, les travailleurs peu qualifiés, les femmes revenant de congés de maternité et les personnes connaissant des problèmes de santé. Ils sont nombreux à dépendre de modèles sociaux de moins en moins généreux, et certains d'entre eux sont aussi contraints de travailler au noir pour joindre les deux bouts.
BIT en ligne: Qu'en est-il de la situation des travailleuses dans la région?
Sandrine Cazes: En termes de participation au marché du travail (personne ayant un emploi ou à la recherche d'un emploi) et de taux d'emploi (personne ayant un emploi), les disparités entre les sexes perdurent dans la région. Si ces disparités ont légèrement tendance à diminuer pour ce qui est de la participation, l'écart se creuse s'agissant des taux d'emploi depuis 2000. Quant au chômage, la situation s'est également plus améliorée pour les hommes que pour les femmes. En termes d'emploi, les hommes ont donc bénéficié un peu plus que les femmes de la croissance économique.
BIT en ligne: Qu'en est-il des salaires?
Alena Nesporova: De nombreux pays ont essayé de renforcer l'attractivité du travail en augmentant le salaire minimum par rapport aux indemnités de chômage et aux minima sociaux. La protection des revenus contre les risques d'insolvabilité et de faillite des entreprises a été assurée avec l'établissement d'une garantie des salaires dans de plus en plus de pays de la région.
BIT en ligne: Qu'impliquent vos conclusions pour les politiques économiques et sociales en Europe Centrale et du Sud-Est?
Sandrine Cazes: S'attaquer à la croissance sans emploi est le défi le plus important pour les politiques de l'emploi dans la région. Il appartient au gouvernement, aux partenaires sociaux et aux représentants des groupes sociaux vulnérables et des chômeurs de déterminer le développement de leur pays en matière sociale et d'emploi. Par le dialogue, ils doivent décider si le pays va modeler sa politique économique et sociale en fonction de la stratégie de Lisbonne de l'Union européenne et de l'Agenda de l'OIT pour le travail décent pour atteindre un triple objectif de plein emploi décent, de meilleure productivité du travail, de cohésion et d'intégration sociales, ou s'il va rester principalement gouverné par des objectifs purement économiques.
Cet ouvrage montre comment on peut y parvenir grâce à une approche de "flexicurité", qui combine un marché du travail plus flexible stimulant la création de nouveaux emplois, plus productifs, et la protection contre le basculement dans le chômage de longue durée et la pauvreté. Approche qui répond au dilemme: comment maintenir ou améliorer la compétitivité tout en utilisant pleinement le potentiel de la politique sociale comme facteur de productivité. Cependant, il n'existe pas de modèle unique de flexicurité, et différentes combinaisons de flexibilité et de sécurité sont à la disposition des employeurs et des travailleurs dans des contextes nationaux différents. Bien que l'équilibre puisse être délicat à obtenir, la poursuite d'une stratégie gagnante autant pour les employeurs que pour les travailleurs est au cœur de ce concept.
Note 1 - Sandrine Cazes, Alena Nesporova (eds.), Flexicurité: Une approche pertinente pour l'Europe Centrale et du Sud-Est (en anglais), Bureau international du Travail, Genève, 2007. |
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- Source : L'Organisation internationale du Travail L'OIT n'accepte aucune responsabilité en cas d'inexactitude, d'erreur ou d'omission ou pour toute conséquence liée à l'utilisation du texte. Le titulaire de la licence s'engage à communiquer toute information utile en ce sens aux utilisateurs finals.
Publié le 27/06/2006 à 21:53
Par Lina
Le chien de garde des multinationales
Depuis près de trente ans, le GRESEA, autrement dit le Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative, est un lieu de réflexion, d'analyse et de proposition mais aussi de formation et d'information sur les mécanismes et les acteurs de l'économie internationale.
Né en 1978, le GRESEA est une asbl implantée à Bruxelles, qui rassemble des représentants d'organisations non gouvernementales de développement, des syndicalistes et des universitaires. Axée sur l'économie internationale, son activité de recherche porte sur les filières de production, les nouvelles technologies de l'information, la dette du Tiers-monde, l'émergence des marchés communs régionaux, les institutions financières internationales, etc. Son action comprend également un centre de formation et d'information sur les mécanismes et les acteurs de l'économie internationale, en particulier sur la dimension Nord-Sud de cette dernière. A ce titre, elle se penche notamment sur tout ce qui touche à la mondialisation de l'économie et à ses impacts sociaux, économiques, écologiques et culturels. Les résultats de ses recherches profitent à des publics très variés : décideurs, acteurs sociaux, monde de l'associatif, enseignement, etc., et ce sous la forme d'études, de publications, de séances de formation, de séminaires. Son centre de documentation spécialisé est en outre ouvert au grand public et l'asbl publie un trimestriel, GRESEA Echos, qui fournit des analyses et émet des propositions d'alternatives économiques dans le cadre des échanges Nord-Sud. GRESEA est enfin l'initiatrice d'un projet tout récent : BELWATCH. Il s'agit d'une méthode de travail visant à surveiller les entreprises multinationales pour déceler les mauvaises pratiques de certaines d'entre elles : comportement à l'égard des travailleurs, dégâts causés à l'environnement ou infractions commises au regard des dispositions légales, par exemple.
Plus d'infos : www.gresea.be |
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